Se regarder le nombril

Ça faisait longtemps que je n’avais pas débriefé avec moi même…

J’étais un peu impressionnée par la possibilité que quelqu’un me lise. Mais soyons réalistes, personne ne passe par ici ! Ça libère la parole 🙂

Quoi de neuf depuis mon retour au bureau…

Former quelqu’un n’est toujours pas une mince affaire ! Surtout quand il avance lentement alors que tu es un bulldozer survitaminé depuis toujours… J’apprends à être patiente, à répéter sans m’énerver (je maîtrise pas bien), j’essaie de ne pas être trop « piquante » dans mes propos. Il ne mérite pas vraiment ma mauvaise humeur. Certes, ce n’est pas un foudre de guerre, mais est-ce vraiment sa faute ? Peut-on remettre son cerveau en vie et en état de marche en 2 mois ? Pas sûr…

Ca vient, un peu. J’ai envie d’y croire. Cela signifierait que je ne suis pas si mauvaise formatrice et manager que ce que je crois ! Il lui reste un mois de formation avant que je ne le jette dans le grand bain. Il était prévu que je le garde mais sa non-productivité m’a djà coûté tellement d’argent que ce ne serait pas raisonnable de continuer. Il a tendance à oublier que je ne joue pas avec de l’argent du Monopoly et que normalement quand on est payé, on fournit un minimum de travail productif ! Bref, ce n’est, sur le fond, pas une question d’argent… S’il était un peu vif, la question ne se poserait pas !

En parallèle, parce que l’activité n’est pas dingue en ce moment et que j’ai envie de fuir le bureau à la moindre occasion (ce n’est pas agréable de dire à quelqu’un toute la journée que ce n’est pas bien), du coup, j’ai relancé Happn sur mon téléphone. Autant que cette accalmie soit mise à profit!

J’ai retrouvé un Tinder boy d’il y a 2 ans, on s’est recroisés. Ça aurait pu donner quelque chose de cool sur le papier mais il semblerait qu’il ait jugé que cela resterait « sur le papier ». Pas de news de sa part depuis plus d’une semaine, je prend ça pour une capitulation. Une fois que j’avais constaté qu’il était toujours actif de manière quotidienne sur l’application, je me suis dit qu’il était temps d’accepter quelques likes, histoire de ne pas penser au fait, qu’encore une fois, ça n’a pas accroché (et je me ménage quand j’écris ça). Du coup je discute avec un autre jeune homme, sympathique mais qui à l’air très sérieux et peut être un peu imbu de lui même… A vérifier en vrai, de toute façon les échanges par messages commencent à se tarir et ne sont pas d’un intérêt transcendant !

Hormis ces quelques escapades, on sent que l’on rentre dans l’hiver : les cercles se resserrent (on ne tiens pas à 20 devant un appareil à raclette), chacun squatte son canapé et son plaid en attendant que cela passe (ou qu’un truc cool se présente).

Je ne vois plus que les copains parisiens maintenant. Il y a certaines personnes que je voyais plusieurs fois dans la semaine avant l’été et que je n’ai pas croisé depuis que je suis rentrée du Mexique. Le pire, c’est que ça ne me manque pas trop. Je pensais que je serais perdue, esseulée et désespérée : pas du tout ! Même si je vois moins souvent les parisiens que les locaux avant, nos rencontres sont plus « quali », on est capables de se parler, de discuter et pas seulement d’ouvrir des bières et de rouler des joints.

J’ai longtemps encensé les groupes de potes composés uniquement de garçons, en disant que je n’aimais pas les filles, qu’au moins les garçons avaient plus de franchise, ne parlaient pas dans le dos des uns et des autres… Je me trompais tellement ! C’est encore plus vicieux que les groupes de filles : au lieu de parler et de finir par se confronter (parce que nous les filles ont fini toujours par se hurler dessus), eux, ils pensent à l’intérêt du groupe, encaissent, ne veulent pas se mettre en porte à faux ou en situation de faiblesse devant les autres… du coup, ils ne disent rien, gardent rancune sans rien dire pendant des années !

D’avoir pris un peu de recul par rapport à ce que l’on a appelé « L’équipe » pendant longtemps, m’a permis de me rendre compte que c’était un remake de sa majesté des mouches version soft : personne ne s’entretue mais tout le monde se sent diminué par un membre du groupe, chacun à ses propres griefs contre les autres, les noie dans l’alcool et la drogue pour éviter de réagir trop rapidement, d’exprimer clairement des opinions… Bref, je vivais entourée d’une bande de zombie haineux à œillères, sacré tableau!

Du coup, j’ai du temps pour moi. Pour la première fois depuis une éternité, j’ai un rythme de travail normal voir normal-calme. Au début cela m’a un peu paralysée. Comme d’habitude, je n’ai pas été capable pendant quelques jours d’envisager faire autre chose que bosser. J’ai donc régulièrement atterri sur mon canapé, un peu hébétée, me demandant ce que je pouvais bien faire pour m’occuper… J’ai rapidement retrouvé ma capacité à chiller : j’ai commencé par travailler à ma mise à jour sur Netflix, de manière très consciencieuse ! D’abord The Crown (j’ai adoré d’ailleurs), puis Luke Cage et Easy… Je travaille encore sur l’histoire (il me reste notamment Narcos saison 2 à mater) !

Vu que j’ai du temps, que c’est bientôt Noël, que j’ai envie de faire des trucs avec mes mains, je traîne sur Pinterest. Dans me errances je suis tombé sur l’outil ultime pour les control freaks comme moi : le bullet journal. Pour résumer rapidement, c’est un organiseur de vie que tu créés toi même afin qu’il réponse exactement à tes besoins. J’ai été très étonnée de ne trouver aucune version digitale de ce concept, je suis certaine que bientôt il y a aura des applis « bullet journal » sur l’App Store ! En fouillant un peu le concept à travers différents articles, j’ai réalisé que, sans le savoir, j’avais déjà commencé.

Cet été, au moment des soldes, je me suis achetée un gros agenda papier à spirale chez Asos. Hyper coloré, super fun, je ne pensais pas qu’il serait aussi ultra-pratique à l’usage. J’ai eu du mal à retourner à l’agenda papier et au rituel de noter tous mes RDV dedans. Mais rapidement, je me suis rendue compte qu’il pouvait me servir à beaucoup plus que noter des horaires : il est devenu un petit morceau de moi. Comme les agendas des working girls des années 90… Un retour en arrière bénéfique ? A voir sur les mois qui viennent, mais mon perfectionnisme point déjà : j’ai toujours envie que tout soit bien écrit, joli… Je ne suis pas sortie de l’auberge!

La suite de mes aventures bientôt!

 

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